Le Miroir de l'Urobore

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mercredi 3 mai 2006

Un résumé en dix points (source : Isis Dévoilée)

Alliance des 10 doigts

Les propos de Mme Blavatsky étant suffisamment clairs, à mon sens, pour éveiller une lumière dans la pensée du lecteur, je me permettrais de les citer directement :

Le problème de la vie c'est l'homme. La Magie, ou plutôt la Sagesse, est la connaissance évoluée des pouvoirs de l'être intime de l'homme ; ces forces sont des émanations Divines, de même que l'intuition est la perception de leur origine, et l'initiation est notre introduction à cette connaissance… Nous débutons par l'instinct : le point final est l'OMNISCIENCE.

A. Wilder

"Ce serait une grave erreur de jugement de notre part si nous nous imaginions que d'autres que des métaphysiciens, ou des mystiques de quelque sorte nous aient suivi jusqu'ici. S'il en était autrement nous leur donnerions certainement le conseil de ne pas prendre la peine de lire ce chapitre ; car, bien que nous n'avancions rien qui ne soit strictement vrai, ils ne manqueraient pas de considérer le moins merveilleux de ces récits comme tout à fait faux, malgré les preuves du contraire."

"Pour comprendre les principes de la loi naturelle mise en action dans les différents phénomènes ci-après décrits, il faut que le lecteur se rappelle les propositions fondamentales de la philosophie orientale, que nous avons successivement mises en lumière. Récapitulons-les succinctement :"

1) Il n'y a pas de miracle. Tout ce qui a lieu est le résultat de la loi - loi éternelle, immuable, toujours active. Un miracle apparent n'est que l'opération de forces antagonistes à ce que le Dr. W. B. Carpenter, F.R.S. - homme de grand savoir, mais de peu de connaissances - appelle "les lois bien connues de la nature". Comme beaucoup de ses collègues, le Dr. Carpenter ignore le fait qu'il peut y avoir des lois qui étaient anciennement "connues", que la science ignore maintenant.

2) La Nature est triple : il y a ne nature objective et visible ; une autre invisible, intime et fournissant l'énergie, modèle exact de l'autre et son principe vital ; et, au-dessus de ces deux, l'esprit, source de toutes les forces, seul éternel et indestructible. Les deux inférieures changent constamment ; la troisième supérieur ne change jamais.

3) L'Homme aussi est triple : il a un corps objectif et physique ; son corps astral vitalisateur (ou l'âme), est l'homme véritable ; ces deux sont adombrés et illuminés par le troisième, le souverain, l'esprit immortel. Lorsque l'homme véritable réussit à se fondre en ce dernier, il devient une entité immortelle.

4) La Magie en tant que science, est la connaissance de ces principes, et de la manière dont l'omniscience et l'omnipotence de l'esprit et son contrôle sur les forces de la nature peuvent être acquises par l'individu tandis qu'il réside encore dans le corps. En tant qu'art, la Magie est l'application pratique de cette connaissance.

5) Les connaissances secrètes mal employées constituent la sorcellerie ; utilisées pour le bien elles sont la véritable magie ou SAGESSE.

6) La médiumnité est l'opposé de l'état d'adepte ; le médium est l'instrument passif d'influences étrangères ; l'adepte exerce un contrôle actif sur lui-même et sur tous les pouvons inférieurs.

7) [Les choses qui ont été, qui sont et qui seront, sont inscrites dans la Lumière Astrale] […] l'adepte initié, faisant usage de la vision de son propre esprit, est capable de savoir tout ce qui a été su, ou ce qui peut l'être [en consultant ces Archives de l'univers invisibles].

8) Les races humaines diffèrent aussi bien dans la couleur que dans les dons spirituels, en stature ou en tout autre qualité extérieure ; la clairvoyance prévaut naturellement chez certains peuples ; chez d'autres c'est la médiumnité. D'aucuns sont adonnés à la sorcellerie et transmettent de génération en génération ses pratiques secrètes, le résultat étant un ensemble plus ou moins étendu de phénomènes psychiques.[Note : Ces propos ne sont pas du "racisme", au sens péjoratif : on parle ici des races notamment lémurienne, atlante, aryenne, etc. dont les "races" noire, jaune, blanche… sont des descendants très éloignés et "mélangés".]

9) Une des phases de l'habileté magique est le retrait volontaire et conscient de l'homme interne (la forme astrale) hors de l'homme extérieur (le corps physique) [Note : On parle ici de "l'extériorisation astrale pour faire des "voyages" astraux. Nous verrons cela plus tard, en détails.]. Ce retrait a lieu dans le cas de certains médiums, mais il est inconscient et involontaire. Chez ceux-ci le corps est à ce moment plus ou moins en état cataleptique ; mais chez l'adepte l'absence de la forme astrale ne se remarque pas, car les sens physiques sont éveillés et l'individu paraît seulement être en état de profonde abstraction - "une profonde rêverie", s'il est permis de parler ainsi.

10) La pierre d'angle de la MAGIE est la connaissance intime et pratique du magnétisme et de l'électricité, leurs qualités, leurs corrélations et leurs potentialités.Il est surtout nécessaire de se familiariser avec leurs effets dans et sur le règne animal et l'homme. Il existe de propriétés occultes dans beaucoup d'autres minéraux, aussi étranges que celles de l'aimant, que tous ceux qui pratiquent la magie doivent connaître, et au sujet desquelles la prétendue science exacte est complètement ignorante.

Les plantes ont de même, à un degré fort merveilleux, des propriétés mystiques, et les secrets des herbes pour les songes et les enchantements ne sont perdus que pour la science européenne et, inutile de le dire, lui sont inconnus sauf dans de rares cas bien précis, comme par exemple pour l'opium et le hachich. Et cependant l'effet physique de ceux-ci même, sur le système humain, est considéré comme une preuve d'un désordre mental temporaire.

Les femmes de Thessalie et d'Epire, les hiérophantes féminins des rites sabaziens, n'emportèrent point leurs secrets avec la chute de leurs sanctuaires. Ils sont encore préservés aujourd'hui et ceux qui connaissent la nature du Soma connaissent également les propriétés d'autres plantes.

Pour résumer en quelques mots, la MAGIE est la SAGESSE spirituelle ; la nature est l'alliée matérielle, l'élève et la servante du magicien. Un principe vital commun pénètre toute chose, et ce principe peut être contrôlé par la volonté développée de l'homme. L'adepte peut stimuler les mouvements des forces naturelles dans les plantes et les animaux, à un degré extraordinaire. Ces expériences ne sont pas des violations de la nature, mais des accélérations ; il ne fait que favoriser les conditions d'une action vitale plus intense.

L'adepte peut contrôler les sensations et altérer les conditions des corps physiques et astrals d'autres personnes non adeptes ; il peut également gouverner et employer à son gré les esprits des éléments. Il ne peut exercer aucun contrôle sur l'esprit immortel de n'importe quel être humain, mort ou vivant, car tous ces esprits sont, au même degré, des étincelles de l'Essence Divine, et ne sont sujets à aucune domination étrangère.

Trois nouvelles propositions

Madonne à l'oriflamme - N. Roerich

La Doctrine Esotérique apporte une véritable révolution par rapport à la vision habituelle de l'Existence. Outre la spéculation quelque fois hasardeuse de la "philosophie" (dont la Doctrine Esotérique ou Tradition Primordiale accessible par tous les Hommes en leur Ame, est l'inspiratrice en tant que Quête du Vrai et de la Sagesse), deux bases de références ou CADRES de REFERENCES sont "admis" par les hommes pour comprendre le déroulement de l'Univers : la Religion et la Science.

La première se fonde sur des textes sacrées pertinents mais dont la clef a été perdue, à coups d'interprétations dogmatiques, d'attachements bornés à la lettre morte et de manœuvres politico-sociales pour diriger les masses.

La deuxième, elle, a le mérite d'engager l'Homme dans une recherche pertinente de la Vérité, par l'étude analytique et la remise en question des idées reçues (généralement issues de la superstition et des dogmes religieux) ; cependant, victime de son essor, elle a fini par borner son cadre de références (pourtant remis en question et élargi de nombreuses fois au cours de ces deux derniers siècles avec des scientifiques tels que Newton ou Einstein) et par devenir tout aussi dogmatique que la Religion. Se coupant, d'ailleurs, de la référence des textes sacrés - attitude qui, métaphysiquement, est une attitude "logique" et nécessaire mais qui cause bien des maux - elle s'est coupée de l'antique Sagesse et ne fait que redécouvrir, péniblement, les phénomènes des plans physiques sans avoir conscience de la Nature Spirituelle qui les anime.

La Doctrine Esotérique - elle - se situe entre les deux ; mais bien plus que de réunir les deux aspects de cette recherche existentielle humaine, elle les transcende. La Doctrine Esotérique est une recherche de Soi, une quête active de la Vérité, qui se développe à mesure que le cadre de références propre à chacun s'élargit.

Mme Blavatsky avança l'idée que la Doctrine Esotérique, ou Tradition Primordiale, apportait trois nouvelles propositions par rapport à la Religion et à la Science. Et elle l'exposa dans ces termes, dans un passage de la Doctrine Secrète, tome 3 de la version française, pages 3 et 4 :

"En ce qui concerne l'évolution de l'humanité la Doctrine Secrète postule trois nouvelles propositions, qui sont en complète opposition avec la science moderne, comme aussi avec les dogmes religieux qui ont cours. Elle enseigne :
  • (a) l'évolution simultanée de sept groupes humains, sur sept différentes parties de notre globe [nous aurons l'occasion de développer ce point dans les sections qui viendront sur la Doctrine Secrète, sur le présent site web] ;
  • (b) la naissance du corps astral avant le corps physique, le premier servant de modèle au second [voir la section de la Doctrine Secrète lorsqu'elle sera mise en ligne, ainsi que les annexes explicatives]
  • (c) que l'homme, dans cette Ronde, a précédé tous les mammifères - y compris les anthropoïdes - dans le règne animal."
A ce sujet, le texte de Mme Blavatsky est annoté du texte explicatif suivant, fondé sur la Genèse de l'Ancien Testament :

"Voyez la Genèse, II, 19. Adam est formé dans le septième verset, et dans le dix-neuvième il est dit : "Le Seigneur Dieu forma, de la terre, toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux des airs ; puis il les fit venir vers Adam afin de voir comment il les nommerait".

"Ainsi l'homme fut créé avant les animaux ; car les animaux mentionnés au Chapitre I sont les signes du Zodiaque, tandis que l'homme "mâle et femelle" n'est pas l'homme mais la Légion des Séphiroth, Forces ou Anges, "créés à son image [celle de Dieu] et selon sa ressemblance".

"L'homme Adam n'est pas créé selon cette ressemblance et la Bible ne parle pas de cela. De plus, le Second Adam au point de vue ésotérique, est un septénaire qui représente sept hommes ou plutôt sept groupes d'hommes. Car le premier Adam, Kadmon, est la synthèse des dix Séphiroth [voir section Kabbale]. "

"Sur ces dix [sephiroth], la Triade supérieure [Kether, Hochmah, Binah] reste dans le Monde Archétype, comme la future "Trinité", tandis que les sept Séphiroth inférieures créent le monde matériel manifesté ; et ce septénaire est le second Adam. "

"La Genèse et les mystères sur lesquels elle est construite, viennent d'Egypte. Le "Dieu" du premier chapitre de la Genèse est le Logos, et le "Seigneur Dieu" du deuxième chapitre, les Elohim Créateurs, les Pouvoirs inférieurs."

Nous entrons véritablement, dans ces quelques lignes, dans l'analyse ésotérique d'un texte sacré - ici, la Genèse. Je vous invite à prendre patience et à ne pas vous focaliser sur toute la métaphysique qui en découle pour le moment mais seulement de prendre conscience de la dichotomie qu'il existe entre "Dieu" et "les Dieux". Et de prendre véritablement en considération en quoi l'analyse ésotérique (et théosophique) est une analyse fondée sur un cadre références propres qui transcende le texte "pris à la lettre" qui est à l'origine du/des dogmes religieux.

Les sections "Kabbale" et "La Doctrine Secrète" (de la présente section "Théosophie") vous en diront plus lorsque j'aurai enfin écrit quelques mots à ce sujet. :o)

Rappelez vous : la Patience est la Fragile Fiancée du Triomphe. ;o)

Nous pouvons finir cette première approche de la Doctrine Secrète, et de la métaphysique ésotérique - approche nécessairement limitée car n'étant constituée que de quelques "points" bien précis non développés - par l'étude d'un dernier extrait de l'œuvre de Mme Blavatsky : "Isis Dévoilée", par le passage du "Résumé en 10 points".

Cinq faits prouvés par la Doctrine Esotérique

Pentagramme

Suite aux 6 articles que Mme Blavatsky conseillait à l'attention des étudiants pour l'étude de la "Doctrine Secrète", celle-ci précise qu'il est nécessaire d'accentuer les points précédemment exposés par 5 faits considérés comme "prouvés" à travers la Doctrine Secrète. Je crois qu'il est intéressant de les noter pour avoir une certaine vision de ce qu'est la "Doctrine Secrète" - aussi bien en tant qu'œuvre de Mme Blavastky, qu'au niveau mondiale ; comprendre la DOCTRINE SECRETE en tant que Tradition Primordiale conservée par les Maîtres de Sagesse et transmise de siècles en siècles dans les cercles d'initiés.

Encore une fois, la simple citation des propos présents dans la "Doctrine Secrète" me semble suffisante :

1 - La Doctrine Secrète n'enseigne pas d'Athéisme, sauf dans le sens qu'implique le mot Sanscrit "nâstika", rejet des "idoles", incluant tout dieu anthropomorphe. Dans ce sens tout occultiste est un Nâstika.

2 - Elle admet un Logos, ou un "Créateur" de l'Univers ; un "Demi-urgos" (Démiurge) dans le sens employé d'un architecte comme du "créateur" d'un édifice, bien que cet architecte n'en ait jamais touché une pierre, mais, qu'après en avoir donné le plan, il ait laissé tout le travail manuel aux maçons ; dans notre cas le plan fut donné par l'Idéation de l'univers, et le travail de construction fut laissé aux Légions de Puissances et de Forces intelligentes. Mais ce "Demi-urgos" n'est pas une Divinité personnelle, c'est-à-dire un Dieu extra-cosmique imparfait, mais seulement l'ensemble des Dhyân Chôhans et des autres Forces.

3 - Les Dhyân Chôhans ont un double caractère puisqu'ils sont composés :
  • (a) de l'Energie brute, irrationnelle, inhérente à la matière,
  • (b) de l'Ame intelligente ou Conscience cosmique qui dirige et guide cette énergie et qui est la Pensée Dhyân Chôhanique reflétant l'Idéation du Mental Universel.
Cela a pour résultat une série perpétuelle de manifestations physiques et d'effets moraux sur la terre pendant les périodes manvantariques, le tout étant soumis au Karma. Comme ce processus n'est pas toujours parfait et que, si nombreuses que soient les preuves qu'il puisse laisser voir de l'existence d'une Intelligence dirigeante cachée derrière le voile, il n'en montre pas moins des lacunes et des défauts et aboutit même très souvent à des insuccès évidents - il s'ensuit que ni la Légion collective (Démiurgos), ni aucune des Puissances actives, prises individuellement, ne sont adéquates aux honneurs divins ou à l'adoration.

Tous ont cependant droit au reconnaissant respect de l'humanité, et l'homme devrait toujours s'efforcer à aider l'évolution divine des Idées, en devenant, au mieux de ses capacités, un collaborateur de la Nature dans la tâche cyclique. Seul l'inconnaissable et l'incognoscible Kârana, la Cause sans Cause de toutes les causes, devrait avoir son sanctuaire et son autel sur le terrain sacré et à jamais inviolé de notre cœur - invisible, intangible, non mentionnée, sauf par la "voix douce et calme" de notre conscience spirituelle. Ceux qui l'adorent devraient le faire dans le silence et dans la solitude sanctifiée de leur Ame, faisant de leur Esprit le seul intermédiaire entre eux et l'Esprit Universel, de leurs bonnes actions les seuls prêtres, et de leurs intentions pêcheresses les seules victimes expiatoires visibles et objectives offertes à la Présence.
Lorsque tu pries, ne sois pas comme sont les hypocrites… mais entre dans ta chambre intérieure, et après en avoir fermé la porte, prie ton Père qui est dans le secret.

Mathieu, VI, 5-5

Notre Père est en nous "en secret", notre Septième Principe qui est dans la "chambre intérieure" de notre perception de l'âme. Le Royaume de Dieu et du Ciel est en nous, dit Jésus, et non au-dehors. Pourquoi les Chrétiens sont-ils si aveugles en ce qui concerne la signification évidente des paroles de sagesse qu'ils se plaisent à répéter machinalement ?

4 - La matière est éternelle. C'est l'upâdhi, ou base physique, dont se sert le Mental Universel, Unique et Infini, pour établir sur elle ses idéations. C'est pourquoi les ésotéristes maintiennent qu'il n'y a pas de matière inorganique ou "morte" dans la Nature, la distinction qu'établit la Science entre les deux étant aussi peu fondée qu'elle est arbitraire et dépourvue de raison. Quoiqu'en puisse penser la Science - et la science exacte est une dame inconstante, comme nous le savons tous par expérience - l'Occultisme sait et enseigne différemment, comme il l'a fait de temps immémorial, depuis Manu et Hermès, jusqu'à Paracelse et ses successeurs.

Hermès Trismégiste, le Trois Fois Grand, dit :
Ô mon fils, la matière devient ; autrefois elle fut, car la matière est le véhicule du devenir. Devenir est le mode d'activité du Dieu incréé et qui prévoit. Ayant été douée du germe du devenir, la matière [objective] est enfantée, car la force créatrice la moule selon les formes idéales. La matière non encore engendrée n'avait pas de forme ; elle devient lorsqu'elle est mise en action.

La Vierge du Monde

A ceci, feu le Dr. Anna Kingsford, l'excellent traducteur et compilateur des Fragments Hermétiques, remarque dans une note en bas de page : "Le Dr. Ménard fait remarquer qu'en grec le même mot signifie naître et devenir. L'idée ici est que la matière qui compose le monde est dans son essence éternelle et qu'avant la création ou le 'devenir', elle est dans une condition passive et immobile. C'est pourquoi elle 'fut' avant d'être mise en action ; maintenant elle 'devient', c'est-à-dire qu'elle est mobile et progressive.

Et elle ajoute la doctrine purement Védântique de la Philosophie Hermétique, à savoir que "la Création est, par conséquent, la période d'activité [Manvantara] de Dieu, qui, selon la pensée Hermétique, [ou qui, selon les Védantins], a deux modes - l'Activité ou l'Existence, Dieu évolué (Deus explicitus), et Passivité de l'Etre [Pralaya], Dieu involué (Deux implicitus). Les deux modes sont parfaits et complets, comme le sont, pour l'homme, les états de veille et de sommeil. Fichte, le philosophe allemand, décrivait l'Etre (Sein) comme l'Unique que nous ne connaissons que par son existence (Dasein) en qualité de Multiple. Cette manière de voir est absolumment Hermétique. Les 'Formes Idéales'… sont les idées archétypales ou plastiques des Néo-Platoniciens, les conceptions éternelles et subjectives de choses qui existent dans le Mental Divin avant la 'création' ou le devenir."

Ou, comme dans la philosophie de Paracelse :
Tout est le produit d'un effort créateur universel… Il n'y a rien de mort dans la Nature. Tout est organique et vivant, et par conséquent le monde entier semble être un organisme vivant.

Franz Hartmann, Paracelse

5 - L'univers a été tiré de son plan idéal, maintenu durant l'Eternité dans l'inconscience de ce que les Védantins appellent Parabrahman. C'est pratiquement identique aux conclusions de la plus haute philosophie occidentale, "les Idées innées, éternelles et existantes en elles-mêmes" de Platon, maintenant reprises par Von Hartmann.

L'"Inconnaissable" d'Herbert Spencer ne ressemble que faiblement à cette Réalité transcendantale, à laquelle croient les occultistes, et qui ne semble être souvent que la personnification d'une "force cachée derrière les phénomènes" - une Energie infinie et éternelle de laquelle tout procède, tandis que l'auteur de La Philosophie de l'Inconscient arrive (sous ce rapport seulement) aussi près de la solution du grand Mystère que le peut un homme mortel. Rares ont été ceux qui, que ce soit dans la philosophie ancienne ou médiévale, ont osé s'approcher de ce sujet, ou même en faire mention. Paracelse en parle par voie d'inférence et ses idées sont admirablement synthétisées par le Dr. F. Hartmann dans son Paracelse.

Tous les Kabbalistes Chrétiens comprenaient bien l'idée racine de l'Orient. Le Pouvoir actif, le "Mouvement Perpétuel du Grand Souffle", ne réveille le Kosmos qu'à l'aurore de chaque nouvelle Période, le mettant en mouvement au moyen des deux Forces contraires - la force centripète et la force centrifuge qui sont mâle et femelle, positive et négative, physique et spirituelle, qui forment à elles deux la Force Primordiale unique - et la rendent ainsi objective sur le plan de l'Illusion. En d'autres termes, ce double mouvement transporte le Kosmos du plan de l'Idéal Eternel dans celui de la manifestation finie, ou du plan nouménal dans le plan phénoménal.

Tout ce qui est, fut et sera, EXISTE éternellement, même les formes innombrables, qui ne sont finies et périssables que dans leur Forme objective, mais non dans leur Forme Idéale. Elles ont existé comme Idées, dans l'Eternité, et, lorsqu'elles disparaîtront, elles existeront comme reflets.

L'Occultisme enseigne qu'aucune forme ne peut être donnée à quoi que ce soit, par la Nature ou par l'homme, sans que son type idéal n'existe déjà sur le plan subjectif ; plus que cela, qu'aucune forme ou aspect ne peut entrer dans la conscience de l'homme, ou évoluer dans son imagination, sans exister déjà à l'état de prototype, au moins approximativement.

Ni la forme de l'homme, ni celle d'un animal, d'une plante ou d'une pierre, n'ont jamais été "créées", et ce n'est que sur notre plan qu'elles ont commencé à "devenir", c'est-à-dire à s'objectiver dans leur matérialité actuelle, ou à s'épandre du dedans au dehors, de l'essence la plus sublimée et la plus super-sensorielle jusqu'à son apparence la plus grossière. Par conséquent nos formes humaines ont existé dans l'Eternité comme des prototypes astrals ou éthrés, et c'est selon ces modèles que les Etres Spirituels, ou les Dieux, dont le devoir était de les amener à l'existence objective et à la vie terrestre, ont évolué les formes protoplasmiques des futurs Egos de leur propre essence. Après quoi, dès que cet upâdhi humain ou ce moule servant de base fut prêt, les forces terrestres naturelles commencèrent à travailler sur ces moules super-sensoriels qui contenaient, outre leur propre élément, ceux de toutes les formes végétales passées et de toutes les formes animales futures de ce globe. De sorte que la coque extérieure de l'homme passa par tous les corps végétaux et animaux, avant de revêtir la forme humaine.

Six articles numérotés

Conscience

Suite aux trois Propositions Fondamentales que j'ai présenté succinctement - propositions qui, vous avez pu le voir, sont assez complexes à saisir (mais je vous invite uniquement à les placer dans un creux de votre esprit en l'attente d'une étude plus détaillée et progressive dans les sections Kabbale et Théosophie, avec des termes respectivement différents) - nous pouvons nous atteler à la tâche de comprendre 6 articles numérotés qui se trouve à la fin du tome I (p. 262-268) de la Doctrine Secrète de Mme Blavatsky.

Bien que j'ai remanié les 3 propositions fondamentales précédemment présentées, notamment la première car me semblant la plus difficile à comprendre (et une véritable clef de la métaphysique ésotérique), je laisserai cette fois la parole à Mme Blavatsky directement, en ne changeant que la forme des paragraphes pour en faciliter la lecture. Les commentaires [entre crochets] sont de ma plume pour préciser certains termes et faciliter la compréhension.

1 - La Doctrine Secrète est la Sagesse accumulée des Ages


"Sa Cosmogonie [son système métaphysique], à elle seule, est le système le plus prodigieux et le plus élaboré qui soit connu, même sous la forme voilée de l'exotérisme des Purânas [textes sacrés hindous]. Même le pouvoir mystérieux du symbolisme occulte est si grand que les faits qui ont réellement occupé d'innombrables générations de voyants initiés et de prophètes voués à les coordonner, à les inscrire et à les expliquer, durant les étourdissantes séries du progrès évolutif, sont tous enregistrés en quelques pages de glyphes et de signes géométriques."

"Le regard étincelant de ces voyants a pénétré au coeur même de la matière et découvert l'âme des choses là où un observateur profane ordinaire, quelque instruit qu'il eût été, n'aurait aperçu que la trame extérieure de la forme. Mais la science moderne ne croit pas à "l'âme des choses", et, par suite, rejettera le système entier de la cosmogonie antique."

"Il est inutile de dire que le système en question n'est pas le produit de l'imaginations d'un ou de plusieurs individus isolés ; qu'il est constitué par les annales ininterrompues de milliers de générations de voyants dont les expériences respectives ont concouru à certifier et à vérifier les traditions transmises oralement, d'une race primitive à une autre au sujet des enseignements d'Etres supérieurs très élevés qui ont veillé sur l'enfance de l'Humanité ; que, durant de longs âges, les "Sages" de la Cinquième Race - sages faisant partie du groupe sauvé et épargné lors du dernier cataclysme et de la modification des continents - ont passé leurs vies à apprendre et non à enseigner."

"Comment s'y sont-il pris ? On répond : en contrôlant, en mettant à l'épreuve, en vérifiant, dans chaque département de la Nature, les traditions du passé, au moyen des visions indépendantes des grands Adeptes ; c'est à dire d'hommes qui ont développé et perfectionné leurs organismes physique, mental, psychioque et spirituel, au plus haut point possible. Ce qu'avait vu un Adepte n'était jamais accepté avant d'avoir été contrôlé et conformé par ce qu'avaient vu d'autres Adeptes dans des conditions propres à constituer un témoignage indépendant, et par des siècles d'expérience."

2 - La Loi Fondamentale de ce système est la SUBSTANCE PRINCIPE


"Le point central d'où tout émerge, autour de quoi et vers lequel tout gravite et sur lequel repose toute sa philosophie est la SUBSTANCE PRINCIPE, Une, Homogène et Divine, l'Unique Cause radicale. "

"... Quelques-uns, dont les lapes brillaient d'une lumière plus intense, ont été conduits de cause en cause jusqu'à la source même de la nature, et ont trouvé qu'un Principe primordial doit être..."

"On l'appelle "Substance-Principe", car il devient "substance" sur le plan de l'univers manifesté et n'est qu'une simple illusion, tant qu'il reste un "principe" dans l'ESPACE abstrait visible et invisible, sans commencement ni fin. C'est la Réalité omniprésente, impersonnelle parce qu'elle renferme tout et toutes choses. Son impersonnalité est la conception fondamentale du système. Elle est latente dans chaque atome de l'univers, elle est l'univers lui-même."

3 - L'univers est la manifestations périodique de cette Essence inconnue Absolue


"L'appeler "essence" est cependant prêcher contre l'esprit même de la philosophie. Car, bien que le substantif puisse être tiré ici du verbe esse "être", cependant CELA ne peut être assimilé à un "être" quelconque que l'intellect humain puisse concevoir. On LA décrit mieux comme n'étant ni Esprit ni Matière, mais les deux à la fois, Parabrahman [Négation Absolue, Etre-té] et Mûlaprakriti [Substance Primordiale, non différenciée, Racine de la Matière] ne font qu'Un, en réalité, et cependant sont deux dans la conception universelle du manifesté, même dans celle du Logos Unique, sa première manifestation, auquel,… ELLE apparaît, au point de vue objectif, comme Mûlaprakriti, et non comme Parabrahman ; comme son voile, et non comme l'Unique Réalité cachée derrière et qui est non conditionnée et absolue."

4 - L'Univers est appelé MAYA [ = Illusion] parce que tout y est temporaire


"[Tout dans l'Univers] y est temporaire, depuis la vie éphémère de la luciole jusqu'à celle du soleil. Comparé à l'éternelle immutabilité de l'UN, et à l'invariabilité de ce Principe, l'univers avec ses formes éphémères et toujours changeantes, doit nécessairement, dans le mental d'un philosophe, ne valoir guère mieux qu'un feu follet. Cependant l'Univers est suffisamment réel pour les êtres conscients qui l'habitent et qui sont aussi peu réels que lui-même."

5 - Tout dans l'Univers, dans tous ses règnes, est CONSCIENT


"[Ceci signifie que tout être] est doué d'une conscience qui lui est particulière sur son propre plan de perception. Il faut nous rappeler, nous autres humains, que, parce que "nous" ne percevons aucun signe de conscience que nous puissions reconnaître dans les pierres, par exemple, ce n'est pas une raison pour dire "qu'il n'y existe pas de conscience". La matière "mort" ou "aveugle" n'existe pas, pas plus qu'il n'y a d loi "aveugle" ou "inconsciente". Tout cela ne trouve pas de place dans les conceptions de la Philosophie Occulte. Celle-ci ne s'arrête jamais aux apparences extérieures, et pour elle, les essences nouménales ont plus de réalité que leurs contre-parties objectives ; elle ressemble ainsi au système des Nominalistes du moyen âge, pour qui les universaux étaient les réalités, et les particuliers n'existaient que nominalement et seulement dans l'imagination humaine."

6 - L'Univers est élaboré et guidé du dedans au dehors. Il en est en bas comme en haut ; sur la terre comme dans le ciel


"[...] L'homme, microcosme et copie miniature du macrocosme est le témoin vivant de cette Loi Universelle et de son mode d'action. Nous voyons que chaque mouvement, chaque action ou geste externe, qu'il soit volontaire ou mécanique, organique ou mental, est produit et précédé par une sensation ou émotion interne, volonté ou volition, pensée ou intelligence. Comme aucun mouvement ou changement externe, lorsqu'il est normal, ne peut se produire dans le corps extérieur de l'homme, sans être provoqué par une impulsion intérieure donnée par l'une des trois fonctions dont nous venons de parler, il en est de même pour l'univers externe ou manifesté.

Le Kosmos entier est guidé, contrôlé et animé par une série presque infinie de Hiérarchies d'Etres sensibles ayant, chacun, une mission à remplir et qui - quelque nom que nous leur donnions, que nous les appelions Dhyân Chôhans ou Anges - sont des "messagers uniquement en ce sens qu'ils sont les agents des Lois Karmiques et Cosmiques. Ils varient à l'infini dans leur degré respectif de conscience et d'intelligence, et les appeler tous des Esprits purs, sans aucun des mélanges terrestres "dont le temps a coutume de faire sa proie", c'est simplement se permettre une fantaisie poétique.

En effet, chacun de ces Etres soit : a été ou se prépare à devenir un homme, sinon dans le présent cycle du moins dans un cycle passé ou à venir (Manvantara). Ce sont des hommes perfectionnés quand ils ne sont pas des hommes naissants et, dans leurs sphères supérieures et moins matérielles, ils ne diffèrent moralement des êtres humains terrestres qu'en ce qu'ils ne possèdent pas le sentiment de la personnalité et de la nature émotionnelle humaine - deux caractéristiques purement terrestres.

Les premiers, ou les "perfectionnés", se sont libérés de ces sentiments, parce que (a) ils n'ont plus de corps charnels - ce poids qui engourdit l'Ame ; et (b) parce que, le pur élément spirituel étant laissé sans entraves et plus libre, ils sont moins influencés par la Mayâ [=illusion] que ne peut jamais l'être l'homme, à moins qu'il ne soit un Adepte, qui garde entièrement séparées ses deux personnalités - la spirituelle et la physique.

Les Monades naissantes, n'ayant jamais eu de corps terrestres ne peuvent éprouver aucun sentiment de personnalité ou d'EGO-ïsme. Ce qu'on entend par "personnalité" étant une limitation et une relation, ou, comme Coleridge la définit, "une individualité existant par elle-même, mais avec une nature comme base", le mot ne peut naturellement pas s'appliquer à des entités non humaines ; mais, ainsi qu'il a toujours été constaté par des générations de Voyants, aucun de ces Etres, supérieur ou inférieur, n'a d'individualité, ni de personnalité comme Entité séparée, par exemple ils n'ont pas d'individualité dans le sens que donne à ce mot l'homme qui dit : "je suis moi et personne d'autre" ; en d'autres termes, ils ne sont pas conscients d'une séparativité distincte comme celle qui existe pour les hommes et les choses de la terre.

L'individualité est la caractéristique de leurs Hiérarchies respectives et non de leurs unités, et ces caractéristiques varient seulement avec le rang du plan auquel appartiennent ces Hiérarchies : plus elles se rapprochent de la région de l'homogénéité et de l'Un Divin, plus cette individualité est pure et peu accentuée dans la Hiérarchie. Ils sont finis sous tous les rapports, sauf en ce qui concerne leurs principes supérieurs - les Etincelles immortelles - qui réfléchissent la Flamme Divine Universelle individualisée et séparée seulement, sur les sphères d'Illusion, par une différenciation aussi illusoire que le reste.

Ce sont des "Etres Vivants", parce que ce sont les courants projetés de la VIE ABSOLUE sur l'écran Kosmique de l'Illusion ; des Etres dans lesquels la vie ne peut s'éteindre avant que le feu de l'ignorance ne soit éteint chez ceux qui ont le sentiment de ces "Vies". Ayant pris naissance sous l'influence vivifiante du rayon incréé, réflexion du grand Soleil Central qui luit sur les bords de la rivière de vie, c'est, chez eux, le Principe intérieur qui appartient aux eaux de l'immortalité, tandis que son vêtement différencié est aussi périssable que le corps de l'homme. C'est pourquoi Young avait raison de dire :
Les Anges sont des hommes d'un ordre supérieur...
et pas d'avantage. Ce ne sont ni des anges "secourables", ni des anges "protecteurs", pas plus que des "Précurseurs du Très Haut" ; ils sont encore bien moins les "Messagers de colère" d'un Dieu, comme en a créé l'imagination de l'homme. Solliciter leur protection est aussi insensé que de croire qu'on peut gagner leur sympathie par une offrance quelconque, car ils sont, autant que l'homme lui-même, les esclaves et les créatures de l'immuable Loi Karmique et Kosmique.

La raison en est évidente. Ne possédant aucun élément de personnalité dans leur essence, ils ne peuvent avoir aucune des qualités personnelles telles que les hommes les attribuent, dans les religions exotériques, à leur Dieu anthropomorphe, le Dieu jaloux et exclusif, qui se réjouit et se met en colère, qui aime les sacrifices et montre plus de despotisme dans sa vanité que n'importe quel homme insensé.

L'Homme, étant un composé des essences de toutes ces Hiérarchies célestes, peut réussir comme tel, à se rendre supérieur, à un certain point de vue à une quelconque Hiérarchie ou Classe ou même de leur combinaison. Il est dit que "l'homme ne peut ni se rendre les Devas propices ni les commander". Mais, en paralysant sa personnalité inférieure et en arrivant ainsi à la pleine connaissance de la non-séparativité entre son SOI Supérieur et l'Unique SOI Absolu, l'homme peut, même durant sa vie terrestre, devenir comme "l'UN de Nous".

C'est ainsi qu'en mangeant le fruit de la connaissance qui dissipe l'ignorance, l'homme devient comme l'un des Elohim ou Dhyânis et, une fois sur leur plan, l'Esprit de Solidarité et de parfaite harmonie qui règne dans toute Hiérarchie doit s'éteindre à lui et le protéger. "

"La principale difficulté qui empêche les hommes de science de croire aux esprits divins, comme aussi à ceux de la nature, c'est leur matérialisme. L'obstacle majeur qui empêche le Spirite de croire à tous ces mêmes esprits, alors qu'il conserve une croyance aveugle aux "Esprits" des Morts, c'est l'ignorance générale de tous - sauf quelques occultistes et Kabbalistes - en ce qui concerne l'essence et la nature vraies de la matière.

C'est de l'acceptation ou du rejet de la théorie de l'Unité de tout dans la nature, dans son Essence ultime, que dépend principalement la croyance ou l'incrédulité au sujet de l'existence, autour de nous, d'autres êtres conscients en plus des Esprits des Morts. C'est sur la compréhension correcte de l'évolution primordiale de l'Esprit-Matière et de son Essence réelle que l'étudiant doit compter pour l'élucidation ultérieure dans son mental de la Cosmogonie Occulte et pour trouver le seul indice sûr qui puisse guider ses études suivantes. "

"En vérité, comme nous venons de le montrer, chaque prétendu "Esprit" est, soit un "homme désincarné", soit un "homme futur". Puisque, depuis l'Archange le plus élevé (Dhyân-Chôhan), jusqu'au dernier "Constructeur" conscient (la classe inférieur d'Entités spirituelles), tous sont des hommes ayant vécu il y a des âges dans d'autres Manvantaras, sur cette Sphère ou sur d'autres, de même les Elémentals inférieurs, semi-intelligents et non-intelligents, sont tous des hommes "futurs". Le fait seul qu'un Esprit soit doué d'intelligence est, pour l'occultiste, une preuve qu'un tel Etre a dû être un "homme" et acquérir sa connaissance et son intelligence en parcourant le cycle humain.

Il n'y a, dans l'univers, qu'une Omniscience et Intelligence indivisible et absolue et elle vibre à travers chaque atome et chaque point infinitésimal du Kosmos entier, qui n'a pas de limite et qu'on nomme l'ESPACE, considéré indépendamment de tout ce qui y est contenu. Mais la première différenciation de sa réflexion dans le monde manifesté est purement spirituelle et les êtres qui y sont générés ne sont pas doués d'une conscience ayant un rapport quelconque avec celle que nous concevons. Ils ne peuvent posséder de conscience ou d'intelligence humaine avant de les avoir acquises, personnellement et individuellement. Cele peut être un mystère, mais c'est cependant un fait dans la Philosophie Esotérique, et même un fait très apparent."

"L'ordre entier de la Nature témoigne d'une marche progressive vers une vie supérieure. Il y a un plan dans l'action des forces en apparence les plus aveugles. Le processus entier de l'évolution, avec ses adaptations sans fin en est une preuve. Les lois immuables qui extirpent les espèces faibles, afin de faire place aux fortes, et qui assure la "survivance des plus aptes", quoique cruelles dans leur action immédiate, tendant toutes vers le grand but. Le fait même que les adaptations ont lieu, que les plus aptes survivent dans la lutte pour l'existence, montre que ce que nous appelons la "Nature inconsciente" est, en réalité, un ensemble de forces manipulées par des êtres semi-intelligents (Elementals), dirigés par de Hauts Esprits Planétaires (Dhyân-Chôhans) dont l'ensemble forme le verbe manifesté du LOGOS non-manifesté, et constitue en même temps le MENTAL de l'Univers et sa LOI immuable."